dimanche 20 octobre 2013

Rencontre avec les sommets himalayens

        

Nous avons donc fait le trek des Annapurnas.
Nous nous demandions si nous étions assez préparés, car le plus gros trek à notre actif était 4 jours au parc Torres del Paine au Chili en 2011, et nous n'avions jamais expérimenté le mal des montagnes.
C'est pour ca que nous avions réservé le tour auprès d'une agence, fournissant guide et porteur, pour être bien accompagnés.
Alors on ne va pas mentir, oui on en a bavé, mais ces 15 jours de trek ne sont pas réservés aux marcheurs expérimentés.


D'abord parce qu'il y a des villages partout et des sources d'eau partout, ce qui veut dire qu'il n'y a aucune gestion de la nourriture ou de l'eau à prévoir (il faut quand même des micropurs).
Ensuite parce que les dénivelés sont raisonnables jusqu'à 4500m, et il y a seulement deux jours difficiles pour atteindre le col de Thorong à 5416m.
Enfin, c'est un parcours très fréquenté, donc on croise plein de monde, on n'est pas isolé en cas de problème.
On a un peu regretté d'avoir pris une agence, on aurait pu sans problème se débrouiller seuls, voir même porter le gros sac en l'allégeant un peu, d'ailleurs au moins la moitié des gens croisés pendant le trek le faisaient comme ca.
La particularité du trek autour des Annapurnas, et ce qui évite d'être blasé de 15 jours de marche, c'est la grande diversité des paysages : on démarre sur les plantations de riz en terrasse, puis on a des forets successives jusqu'à atteindre les sommets enneigés, et on redescend dans une vallée verte de cascades et de pommiers avant de retrouver la nature luxuriante les derniers jours. On ne s'attendait pas à tout ça au Népal, c'était vraiment une bonne surprise.
Le côté négatif, c'est le fait que la région soit desservie par des routes jusqu'à plus de 4000m, et si ca a un avantage car on trouve des lodges pour dormir et manger partout, la contrepartie est qu'on croise des vehicules régulièrement. Ca ajouté au succès touristique du parcours, fait qu'on a pas le sentiment de "communion" avec la nature et d'escapade du monde des humains qu'on aime bien dans la rando et qu'on avait notamment trouvé à la Réunion.

Ce récit ne serait pas complet sans mentionner nos petits bobos et désagréments de santé : bon bilan, quelques ampoules et courbatures mais pas plus que sur des treks plus courts faits dans le passé. Quand même une morsure de sangsue qui m'a fait une petite frayeur à la vue du sang, et quelques problèmes intestinaux en altitude. Pas de mal des montagnes pour Julien, et pour moi ca s'est limité à 2 jours de mal de tête, on s'en sort bien!

C'est tout pour notre expérience népalaise, notre séjour à Katmandou nous a uniquement servi à nous reposer et à organiser la suite du voyage en Inde, cette partie nous ayant pris beaucoup plus de temps que prévu.


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