Et oui, l’Inde c’est fini ! On est un peu triste et en même temps, content de rejoindre d’autres contrées qui connaissent le ramassage des ordures et où les gens ne crient pas ou ne crachent pas par terre !
Pour tenter de résumer ces 43 jours passés qui nous ont permis de voir le Rajasthan, un peu d’Uttar Pradesh à travers Varanasi et Agra, et 4 états du sud (Kerala, Tamil Nadu, Karnataka et Goa), nous allons faire un bilan subjectif à travers les réputations et préjugés de l’Inde.
Notre parcours est disponible : ICI
et l'album photo complet : ICI
Enfin, les gens eux même contribuent à la saleté en crachant partout, en particulier à cause du tabac qu’ils chiquent.
Ceci dit, ca varie beaucoup selon les villes.
Le top de la crasse revient à Varanasi suivie d’Agra, et de façon générale, c’est au nord de l’Inde que c’est le pire.
Le sud est relativement propre, et on voit aussi beaucoup moins d’animaux trainer dans les rues.
Quant à la pauvreté, ca suit le niveau de saleté.
On la remarque d’abord à l’état des bâtiments et à la présence de bidonvilles et immeubles en construction arrêtés. Ensuite, les mendiants, qui sont en général présents autour des édifices religieux. On a également vu des gens vivre au bord de la route, dans le nord de l’Inde, avec parfois seulement une bâche tendue par 4 piquets en bois pour se protéger, et d’autres fois, rien…
Pour en revenir aux mendiants, c’est difficile de voir des personnes mutilées ou des enfants très jeunes (parfois ils n’ont pas plus de 3 ans), réclamer de l’argent, mais il faut savoir qu’ils dépendent de mafias qui les exploitent, alors il vaut mieux s’abstenir de donner.
La différence ostensible de richesse entre le nord de l’Inde et le sud, nous a été confirmée par notre chauffeur : le sud, notamment le Kerala, bénéficie des revenus élevés des nombreux expatriés dans les pays du Golfe qui envoient de l’argent à leurs familles restés en Inde.
Bien que séparée du Pakistan, la proportion de musulman parait assez importante dans le nord, avec beaucoup de mosquées.
Dans le sud, c’est l’influence des chrétiens qui est remarquable, surtout à Cochin et à Goa : on trouve des églises à chaque coin de rue.
Une seule constante, peu importe leur religion, les indiens sont assidus aux messes, fêtes, traditions : les bâtiments religieux, qu’ils soient un temple, une mosquée, une église ou une synagogue, sont toujours remplis de monde. D’ailleurs la notion de laïcité est inconnue des indiens : si vous avez déjà fait une demande de visa pour l’Inde, vous aurez remarqué qu’on vous demande votre religion, ca fait partie de votre identité au même titre que votre origine (ou votre profession d’ailleurs…).
Prendre les transports en commun c’est toujours un peu l’aventure, les indications ne sont pas claires, les rues n’ont quasiment jamais de pancarte avec leur nom, et les files d’attente la cohue car il n’y a pas de respect de l’ordre d’attente, c’est le plus fort qui passe en premier.
Au-delà de ca, même lorsqu’il y a des organisations en place, par exemple un contrôle à l’entrée des musées, c’est n’importe quoi : ils vont contrôler une à une les affaires du sac de Julien + fouille corporelle, mais moi je ne suis pas contrôlée (ni mon sac) s’il n’y a pas de femme présente pour me fouiller. Ou bien il y a plusieurs étapes de contrôle, et les différentes personnes ne sont pas d’accord (le premier dit qu’on peut prendre notre sac dans le musée, le deuxième ne veut pas…).
Je ne reviendrai que brièvement sur la grève qu’on a vécue, ou dans le but de faire des barrages routiers, les grévistes, au lieu de bloquer complètement les routes pour une durée déterminée, sont à 3 au milieu avec 3 pierres qui font office de barrage, et laissent passer certaines voitures et d’autres pas, et après discussion décident de te laisser passer au bout de 10 min, ou d’1h.
Donc voyager demande patience et sens de l’humour !
Mais il y a une logique derrière tout ca : le clignotant est remplacé par le klaxon, utilisé d’ailleurs allégrement. Il y a même inscrit à l’arrière des camions de klaxonner bien fort.
Ensuite, la règle est que c’est le véhicule le plus gros qui prend la priorité, ce qui comprend les bus. Ca fait un peu peur de les voir débouler, mais tout le monde se rabat rapidement.
Et c’est la le secret de la survie des conducteurs indiens : ils sont super réactifs. C’est aussi possible car la vitesse moyenne est beaucoup plus modérée que chez nous, vu la densité du trafic et l’état des routes.
Le moyen de transport le plus dangereux reste le bus, qu’on a donc évité (hormis un trajet entre Agra et Jaipur). On s’est déplacé en train pour les longues distances, et on a pris un chauffeur de taxi le reste du temps. C’était un peu un luxe, les autres voyageurs de long cours combinent uniquement train et bus, mais on avait prévu le budget pour, car comme dit plus haut c’est le bordel pour prendre les transports en commun et on n’avait pas envie de courir derrière pendant un mois et demie.
Une autre solution qui est du domaine du possible, puisqu’on a rencontré des gens qui l’ont fait, c’est de louer une moto pour faire le périple. On a vu plein d’occidentaux en faire dans le sud. Mais on n’a jamais fait de moto ni l’un ni l’autre, donc ce n’était pas pour nous.
En arrivant sur Delhi fin septembre, la chaleur était à peine supportable, on était moite dès qu’on quittait une pièce ventilée, mais en y revenant mi octobre il faisait frais à l’ombre et le soir. Nos derniers jours dans le Rajasthan, mi novembre, on a même mis les polaires le soir.
Par contre le sud était très chaud jusqu’à notre départ fin novembre, à l’exception des montagnes (région des western ghats, partagée entre Kerala et Tamil Nadu).
On demandait une dose moyenne d’épicé dans les plats et on a toujours réussi à manger nos plats, même si quelque fois on avait la bouche bien en feu.
On n’a pas été malade non plus, mais je pense que le fait d’avoir attaqué l’Inde après 3 mois de voyage a aidé, notre système immunitaire s’était déjà renforcé !
Sur la route aussi, on a croisé des ruines de forts, le pays n’a sans doute pas assez d’argent pour les maintenir ou les restaurer tous.
Dans le nord ce qui est particulier aussi ce sont les villes et villages qui paraissent ne pas avoir beaucoup changé depuis des siècles, avec des maisons colorées et des petites ruelles avec des commerces comme des barbiers, des cordonniers. Et les gens sont habillés de façon traditionnelle : saris pour les femmes, tissu enroulé en pantalon et turban pour les hommes.
Dans le sud de l’Inde, les monuments sont pour la plupart des édifices religieux. Les paysages sont très différents : c’est la jungle tropicale sur les côtes, et des plantations d’épices ou de thé dans les terres. Les villes sont beaucoup plus modernes avec des boutiques et supermarchés comme chez nous. On trouve un mix de gens habillés de façon traditionnelle, qui est d’ailleurs un peu différente du nord (pas de turban pour les hommes par exemple, et ils portent des jupes), et de gens habillés à l’occidentale, la proportion tendant fortement pour l’occidental dans les plus grandes villes.
Sinon on devient vite des billets sur patte, et on peut être sûr que toute prise de contact a pour but de nous soutirer un peu d’argent.
Le plus surprenant c’est le contact avec les indiens qui sont eux même touristes, et qui viennent de régions où ils n’ont pas l’habitude de voir des occidentaux.
Dans ce cas, la différence culturelle se révèle pleinement : tout ce qu’on apprend de la politesse quand on est petit, soit ne pas fixer les gens, ne pas pointer du doigt, dire s’il te plait… , n’est pas en vigueur içi.
Donc voici quelques scènes vécues :
- on est en voiture bloqué dans la circulation, et les piétons qu’on croise restent plantés en face de nous (à 2 cm) et nous fixent du regard jusqu’à ce qu’on reparte
- dans un parc tous les regards se tournent vers nous à notre passage, les gens se retournent s’ils nous ont dépassé, un père nous pointe du doigt en nous montrant à ses enfants
- on nous saute dessus en nous criant dessus « photo !photo ! »… pour qu’on pose avec eux
On n’est pas un cas unique, on observe les autres occidentaux être traités de la même façon. Ils le prennent plutôt avec le sourire, mais nous qui sommes un peu sauvages, en particulier moi qui n’aime pas trop être prise en photo d’habitude, on n’aime pas ca, surtout après plusieurs semaines de voyage, je ne supporte plus d’être fixée.
Pour tenter de résumer ces 43 jours passés qui nous ont permis de voir le Rajasthan, un peu d’Uttar Pradesh à travers Varanasi et Agra, et 4 états du sud (Kerala, Tamil Nadu, Karnataka et Goa), nous allons faire un bilan subjectif à travers les réputations et préjugés de l’Inde.
Notre parcours est disponible : ICI
et l'album photo complet : ICI
Réputation n°1 : c’est sale et pauvre
Une des premières choses qui frappent quand on arrive, ce sont les déchets présents sur les bas côtés des routes, des ruelles. A cela s’ajoute les bouses de vache, crottes de chien, de chèvre, dues aux animaux qui errent dans les rues, le tout donnant des relents nauséabonds que je vous laisse imaginer.Enfin, les gens eux même contribuent à la saleté en crachant partout, en particulier à cause du tabac qu’ils chiquent.
Ceci dit, ca varie beaucoup selon les villes.
Le top de la crasse revient à Varanasi suivie d’Agra, et de façon générale, c’est au nord de l’Inde que c’est le pire.
Le sud est relativement propre, et on voit aussi beaucoup moins d’animaux trainer dans les rues.
Quant à la pauvreté, ca suit le niveau de saleté.
On la remarque d’abord à l’état des bâtiments et à la présence de bidonvilles et immeubles en construction arrêtés. Ensuite, les mendiants, qui sont en général présents autour des édifices religieux. On a également vu des gens vivre au bord de la route, dans le nord de l’Inde, avec parfois seulement une bâche tendue par 4 piquets en bois pour se protéger, et d’autres fois, rien…
Pour en revenir aux mendiants, c’est difficile de voir des personnes mutilées ou des enfants très jeunes (parfois ils n’ont pas plus de 3 ans), réclamer de l’argent, mais il faut savoir qu’ils dépendent de mafias qui les exploitent, alors il vaut mieux s’abstenir de donner.
La différence ostensible de richesse entre le nord de l’Inde et le sud, nous a été confirmée par notre chauffeur : le sud, notamment le Kerala, bénéficie des revenus élevés des nombreux expatriés dans les pays du Golfe qui envoient de l’argent à leurs familles restés en Inde.
Réputation n°2 : c’est le pays de l’hindouisme
Oui, mais pas seulement.Bien que séparée du Pakistan, la proportion de musulman parait assez importante dans le nord, avec beaucoup de mosquées.
Dans le sud, c’est l’influence des chrétiens qui est remarquable, surtout à Cochin et à Goa : on trouve des églises à chaque coin de rue.
Une seule constante, peu importe leur religion, les indiens sont assidus aux messes, fêtes, traditions : les bâtiments religieux, qu’ils soient un temple, une mosquée, une église ou une synagogue, sont toujours remplis de monde. D’ailleurs la notion de laïcité est inconnue des indiens : si vous avez déjà fait une demande de visa pour l’Inde, vous aurez remarqué qu’on vous demande votre religion, ca fait partie de votre identité au même titre que votre origine (ou votre profession d’ailleurs…).
Réputation n°3 : c’est le bordel !
C’est vrai que les indiens ne sont pas les rois de l’organisation (contrairement aux chinois).Prendre les transports en commun c’est toujours un peu l’aventure, les indications ne sont pas claires, les rues n’ont quasiment jamais de pancarte avec leur nom, et les files d’attente la cohue car il n’y a pas de respect de l’ordre d’attente, c’est le plus fort qui passe en premier.
Au-delà de ca, même lorsqu’il y a des organisations en place, par exemple un contrôle à l’entrée des musées, c’est n’importe quoi : ils vont contrôler une à une les affaires du sac de Julien + fouille corporelle, mais moi je ne suis pas contrôlée (ni mon sac) s’il n’y a pas de femme présente pour me fouiller. Ou bien il y a plusieurs étapes de contrôle, et les différentes personnes ne sont pas d’accord (le premier dit qu’on peut prendre notre sac dans le musée, le deuxième ne veut pas…).
Je ne reviendrai que brièvement sur la grève qu’on a vécue, ou dans le but de faire des barrages routiers, les grévistes, au lieu de bloquer complètement les routes pour une durée déterminée, sont à 3 au milieu avec 3 pierres qui font office de barrage, et laissent passer certaines voitures et d’autres pas, et après discussion décident de te laisser passer au bout de 10 min, ou d’1h.
Donc voyager demande patience et sens de l’humour !
Réputation n°4 : les routes sont dangereuses
Notre avis est que ce n’est pas si dangereux que ca parait : en effet, ca dépasse de tous les côtés, les tuktuks, voitures, camions, vaches, piétons se côtoient et se frôlent, et on oublie l’existence du clignotant pour signaler ses déplacements.Mais il y a une logique derrière tout ca : le clignotant est remplacé par le klaxon, utilisé d’ailleurs allégrement. Il y a même inscrit à l’arrière des camions de klaxonner bien fort.
Ensuite, la règle est que c’est le véhicule le plus gros qui prend la priorité, ce qui comprend les bus. Ca fait un peu peur de les voir débouler, mais tout le monde se rabat rapidement.
Et c’est la le secret de la survie des conducteurs indiens : ils sont super réactifs. C’est aussi possible car la vitesse moyenne est beaucoup plus modérée que chez nous, vu la densité du trafic et l’état des routes.
Le moyen de transport le plus dangereux reste le bus, qu’on a donc évité (hormis un trajet entre Agra et Jaipur). On s’est déplacé en train pour les longues distances, et on a pris un chauffeur de taxi le reste du temps. C’était un peu un luxe, les autres voyageurs de long cours combinent uniquement train et bus, mais on avait prévu le budget pour, car comme dit plus haut c’est le bordel pour prendre les transports en commun et on n’avait pas envie de courir derrière pendant un mois et demie.
Une autre solution qui est du domaine du possible, puisqu’on a rencontré des gens qui l’ont fait, c’est de louer une moto pour faire le périple. On a vu plein d’occidentaux en faire dans le sud. Mais on n’a jamais fait de moto ni l’un ni l’autre, donc ce n’était pas pour nous.
Réputation n°5 : il fait très chaud
En fait, ca dépend de la région et de la saison.En arrivant sur Delhi fin septembre, la chaleur était à peine supportable, on était moite dès qu’on quittait une pièce ventilée, mais en y revenant mi octobre il faisait frais à l’ombre et le soir. Nos derniers jours dans le Rajasthan, mi novembre, on a même mis les polaires le soir.
Par contre le sud était très chaud jusqu’à notre départ fin novembre, à l’exception des montagnes (région des western ghats, partagée entre Kerala et Tamil Nadu).
Réputation n°7 : la nourriture est épicée
C’est vrai, mais ca ne nous a pas vraiment gêné.On demandait une dose moyenne d’épicé dans les plats et on a toujours réussi à manger nos plats, même si quelque fois on avait la bouche bien en feu.
On n’a pas été malade non plus, mais je pense que le fait d’avoir attaqué l’Inde après 3 mois de voyage a aidé, notre système immunitaire s’était déjà renforcé !
Réputation n°8 : c’est un pays magnifique très riche en monuments
C’est vrai notamment dans le Rajasthan : en plus des nombreux temples et mosquées, chaque ville possède son ancien palace, et beaucoup sont fortifiées. Les maharadjahs étaient manifestement très riches, et certains possèdent toujours les palaces qu’on a visité.Sur la route aussi, on a croisé des ruines de forts, le pays n’a sans doute pas assez d’argent pour les maintenir ou les restaurer tous.
Dans le nord ce qui est particulier aussi ce sont les villes et villages qui paraissent ne pas avoir beaucoup changé depuis des siècles, avec des maisons colorées et des petites ruelles avec des commerces comme des barbiers, des cordonniers. Et les gens sont habillés de façon traditionnelle : saris pour les femmes, tissu enroulé en pantalon et turban pour les hommes.
Dans le sud de l’Inde, les monuments sont pour la plupart des édifices religieux. Les paysages sont très différents : c’est la jungle tropicale sur les côtes, et des plantations d’épices ou de thé dans les terres. Les villes sont beaucoup plus modernes avec des boutiques et supermarchés comme chez nous. On trouve un mix de gens habillés de façon traditionnelle, qui est d’ailleurs un peu différente du nord (pas de turban pour les hommes par exemple, et ils portent des jupes), et de gens habillés à l’occidentale, la proportion tendant fortement pour l’occidental dans les plus grandes villes.
Réputation n°9 : les indiens sont souriants et sympas
C’est vrai, en tout cas dans les endroits pas trop touristiques.Sinon on devient vite des billets sur patte, et on peut être sûr que toute prise de contact a pour but de nous soutirer un peu d’argent.
Le plus surprenant c’est le contact avec les indiens qui sont eux même touristes, et qui viennent de régions où ils n’ont pas l’habitude de voir des occidentaux.
Dans ce cas, la différence culturelle se révèle pleinement : tout ce qu’on apprend de la politesse quand on est petit, soit ne pas fixer les gens, ne pas pointer du doigt, dire s’il te plait… , n’est pas en vigueur içi.
Donc voici quelques scènes vécues :
- on est en voiture bloqué dans la circulation, et les piétons qu’on croise restent plantés en face de nous (à 2 cm) et nous fixent du regard jusqu’à ce qu’on reparte
- dans un parc tous les regards se tournent vers nous à notre passage, les gens se retournent s’ils nous ont dépassé, un père nous pointe du doigt en nous montrant à ses enfants
- on nous saute dessus en nous criant dessus « photo !photo ! »… pour qu’on pose avec eux
On n’est pas un cas unique, on observe les autres occidentaux être traités de la même façon. Ils le prennent plutôt avec le sourire, mais nous qui sommes un peu sauvages, en particulier moi qui n’aime pas trop être prise en photo d’habitude, on n’aime pas ca, surtout après plusieurs semaines de voyage, je ne supporte plus d’être fixée.
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